publié le mercredi 10 juin 2009

Le jour où j'ai appris que je ne serais pas payée ("Argent, trop cher")

Comme vous le savez sans doute, je travaille depuis plus d'un mois comme chroniqueuse pour une radio locale, une radio bien de chez moi dont l'identité restera secrète (du moins, pour l'instant... vous imaginez bien que lorsque je serai célèbre, le monde entier saura où j'ai fait mes premiers pas). Une fois par semaine donc, les femmes sont à l'écoute (du moins, je l'espère!). Je leur concocte anecdotes et sujets de fond, interviews et brèves musicales, bref, une émission bien à moi à laquelle je travaille plusieurs jours à l'avance. En donnant ainsi de mon temps, je m'attendais à ce qu'on me donne de l'argent... mais il faut croire que le proverbe est faux, puisqu'aujourd'hui on me dit que "ça n'est pas dans la politique de la maison".

 

J'ha-llu-cine! Deux mois que j'ai quitté Paris (Julien Doré l'a dit, Emes l'a fait!), deux mois que je m'ennuie dans une ville où je ne connais plus personne, deux mois que je me dis que j'ai bien géré en trouvant si vite un travail à la radio... deux mois de merde, oui!

 

Histoire que tout cela soit clair dans votre esprit: je ne suis pas folle, lors de mon premier entretien, il avait été clairement énoncé qu'on me paierait à la pige. Et j'ai eu beau réclamer, relancer, insister... ici, tout le monde (ou presque) est dans le même panier! Le panier du bénévolat, ça s'appelle. Mais moi j'ai envie de l'appeler "le panier de l'arnaque du siècle", "le panier d'une association-qui-risque-pas-de-décoller-si elle-soudoie-ses-employés", "le panier de ces micro-structures qui vous exploitent jusqu'à la moelle (et ça, je connais) après vous avoir fait miroiter la lune"!

 


 

Qui veut de moi et des miettes de mon cerveau? 

 


Gentilles remarques

 

1. A student  le 10-06-2009 à 01:05:35

Tiens du travail sans salaire... Sa me rappel mes stages! Travailler plus pour gagner plus qu'il disait...

 
 
 
publié le mardi 02 juin 2009

Le jour où je suis devenue écolo (2)

 

 

Hier matin, mon réveil n’a pas sonné. Pourtant il aurait dû. J’avais prévu de me lever à 7h. J’allais démarrer la journée par une petite demi-heure de stepper, bon pour le moral… et pour les cuisses ! (Et pour le stepper aussi, qui commence à rouiller.) 
 
Enfin, ce matin-là donc, pas de stepper. Mais c’est loin d’avoir été la seule chose dont m’a privé l’absence de sonnerie de ce …tin de réveil ! Je pensais aussi me préparer un thé, et tant qu’à faire, préparer la théière entière, pour la journée. Mais le temps de faire bouillir l’eau, de la verser, de faire infuser le thé correctement, et surtout de donner à mon corps le temps de tout bien assimiler pour qu’il puisse évacuer toute cette eau si possible AVANT mon départ de la maison, ça n’était pas franchement en accord avec mon émergence tardive.
 
Je ne comprends pas. Je suis pourtant persuadée d’avoir pris mon portable pour régler l’alarme la veille. J’étais dans la chambre, radio allumée, prête à me glisser, tel un Snickers, dans mon grand lit douillet, réfléchissant justement à l’heure à laquelle j’allais me lever et… c’est à ce moment-là qu’ils ont passé Bénabar à la radio ! Comme j’avais eu récemment un long débat sur cette chanson avec une amie qui, visiblement, n’avait pas bien écouté les paroles, il a fallu que j’arrête tout ce que j’étais en train de faire pour me concentrer et constater que j’avais bien raison quand je lui ai dit (à mon amie) qu’ « à la campagne, y atoujours un truc à faire ». Elle, était persuadée que la chanson commençait par « à la campagne, y a toujours un truc à voir ». Mais ça Miss c’est le deuxième couplet ! Tsss... bref.
 
Du coup, il se pourrait effectivement que j’ai omis de régler mon réveil en le posant sur ma table de chevet. Allez, je vous repasse les deux premiers couplets quand même, histoire de vous prouver ma bonne foi.
 

A la campagne 

Y a toujours un truc à faire 

Aller aux champignons 

Couper du bois, prendre l'air 

A la campagne 

On se fout des horaires 

Comme les maisons du même nom 

C'est secondaire 


A la campagne 

Y a toujours un truc à voir 

Des sangliers, des hérissons 

Des vieux sur des tracteurs 

A la campagne 

Y a des lieux pleins d'Histoire 

Des châteaux tout cassés 

Et des arbres centenaires   

 
Je m’éloigne un peu là. Ça a toujours été mon fort les hors sujets. Au moins comme ça, vous connaissez mes coups de cœur. Bon, je ne suis pas allée jusqu’à téléphoner à mon amie pour lui dire que j’avais raison, enfin quand même, j’avais raison ! Mais si j’ai toujours raison, j'ai pas toute ma raison… puisque j’en ai oublié mon réveil. En plus, il faut que je vous dise, ce matin-là n’était pas un matin ordinaire. J’avais rendez-vous avec ma banquière. Pas de quoi fouetter un chat, juste une histoire de changement de carte (je crois que je fais partie de ces pigeons qui disent oui-oui au téléphone quand leur banque les appelle et qui le regrettent tout de suite après avoir raccroché…).
 
J’avais choisi ma tenue la veille, donc pas de problème de ce côté-là (c’est important quand on a pas fini de rembourser son prêt, de donner une bonne impression à sa banque). Sauf que pour me rendre sur place, il me faut au moins 20 minutes (le temps de me garer compris). Et quand on a rendez-vous à 9 heures tapantes et qu’on ne se réveille qu’à 9 heures tapantes, ça semble un peu juste.
 
Ah oui, parce que je ne vous ai pas raconté mon réveil. Je peux remercier les ouvriers de mon immeuble d’avoir choisi pile ce jour pour abattre la cloison de l’appartement de mon voisin. Sans eux, je serai encore dans mon lit à cette heure.
 
Devant la glace, je suis confrontée à un grave problème : mes cheveux. Vu leur longueur, pas moyen de les laisser en l’état. Y’a qu’à faire une queue de cheval !Avec les bosses, ça fera un effet négligé soigné ! C’est la mode, non ? Ok, première mission accomplie. La deuxième : il va falloir effacer les traces de mon maquillage d’hier si je ne veux pas que l'on me prenne pour la soeur de Chucky (note perso : penser à me démaquiller le soir, avant de me coucher). Dans la panique, je vide la moitié de mon flacon de démaquillant ; au moins je sens bon, et je suis propre. Voilà. Euh, les dents peut-être. Je prendrai ma douche en revenant (de toute façon j’ai pas fait mon stepper, alors).
 
Habillée en 4ème vitesse, je sors en claquant la porte derrière moi. Argh ! Mes clés ! C’est pas grave, la concierge a un double. L’ascenseur est déjà occupé, je dévale les escaliers. J’ai dû snober au moins trois de mes voisins mais tant pis. Il y a des priorités dans la vie. Ouvrir voiture, démarrer moteur, mettre clignotant, et c’est parti. Quinze minutes plus tard (quelle performance !), j’entre dans la banque, comme tous ceux qui sont seuls. Grégoire n’est pas là, mais ma banquière, si. Et elle n’a pas l’air ravi.
 
« Mademoiselle de Sairigné ? Suivez-moi ». Elle m’emmène jusqu’à son bureau et m’invite (ou plutôt m’ordonne) de m’asseoir. « Vous avez de la chance, le client que vous étiez censée précéder vient d’annuler son rendez-vous ». Après un quart d’heure passé à essayer de me démêler les cheveux avec les doigts pendant que ma banquière vantait les mérites de la fameuse carte, mon oreille se dresse lorsque j’entends : « savez-vous qu’en remplaçant votre ancienne carte par celle que nous vous proposons, notre banque vous offre un réveil à eau multifonction ? ».
 
Une semaine plus tard, ma nouvelle carte bleue en main, je troquai mon ancien stepper usé par l’effort contre un modèle dernier cri. Quoi ? Ca ne se refuse pas un réveil écolo !
 


 
 
publié le lundi 18 mai 2009

Voyage voyage

Non, je n'ai pas abandonné mon blog! C'est juste que, quand je pars en Sicile, moi, je prépare mon voyage.

 

Eh oui, demain je serai à Trapani avec ma tente, mon chéri et ma crème solaire!

 

Vous voyez, j'étais sûre que je n'aurais pas dû venir faire un tour ici avant mon départ...

 

Hâte de revenir le teint halé et la tête pleine d'idées pour mes p'tites chroniques radioactives!!

 

 

 


 
 
publié le mercredi 13 mai 2009

Presse, femme et liberté

Il était une fois le marché de l’information. Divisé en de nombreux secteurs, il devait répondre à certaines règles éthiques afin de constituer une source fiable pour les populations. Aujourd’hui encore, dans beaucoup de pays, ces règles ne sont pas appliquées. Elles ne sont pas totalement transgressées non plus. Le classement mondial de la liberté de la presse 2007 par Reporters sans frontières a révélé qu’hormis les 14 pays d’Europe à la tête du classement, aucun continent n’était épargné par la censure ou la violence à l’égard des journalistes. Et cela ne touche pas uniquement la presse générale : alors que trop de gens ont tendance à croire que parmi tous ses artifices, il n’y a pas matière à juger du caractère éthique de la presse féminine, on oublie qu’elle peut être une véritable source d’information dans les pays où la condition de la femme est critique.  

 

 

 

 

Hey! Si la suite vous intéresse, vous n'avez qu'un geste à faire! Cliquez sur le lien dans mes p'tites adresses préférées. Je vous laisse deviner du quel il s'agit...

 

 

 

 

 


Gentilles remarques

 

1. 75016Moi  le 13-05-2009 à 00:56:00

Magnifique couverture de mémoire!!
C'est rare d'en voir des si belles!

Et bravo pour ce blog qui est vraiment bien écrit!

 
 
 
publié le jeudi 07 mai 2009

Dans la peau d'une lycéenne


 

 

Aujourd’hui, j’ai décidé de parler de ce qui nous a toutes effleuré l’esprit un jour, qui moi me l’a effleuré il y a quelques années, à l’époque du lycée, l’époque où les filles rêvent secrètement d’un bal de fin d’année. Parce qu’il n’y avait pas de petites « sauteries » pour fêter la fin des cours comme on le fait aujourd’hui. Oui oui, aujourd’hui. En surfant sur Internet, je me suis aperçue que les bals à l’américaine commençaient, lentement mais sûrement, à se développer. Et ce, dès le lycée. Car les bals de promo, ça, tout le monde connaît. Il suffit d’être dans une grande école, ou même à la fac, et vous pouvez être sûre d'en avoir à la pelle. Tandis qu’au lycée, c’est THE EVENT of the year. Et c’est important de pouvoir se rappeler toute sa vie de la façon dont on a terminé sa scolarité. Ah, j’envie les nouvelles générations de lycéens ! Dans ma classe, on organisait tout au plus un pique-nique avant les vacances d’été, avec les profs les plus cools, et l’après-midi se terminait sous le signe d’un jeu, marrant mais un peu ridicule : un post-it collé sur le front, chacun doit deviner quel personnage il est, en posant des questions aux autres qui répondent par oui ou par non. Voilà ce qui était censé nous faire office de souvenir des années après. Et pourtant, laquelle d’entre nous n’a jamais souhaité qu’on lui organise un beau bal de fin d’année ?

 

 

Vous voyez, ce genre de bals que l’on organise des mois à l’avance, avec un groupe qui vient chanter les slows et des ballons qui envahissent la salle louée pour l’occasion ? Ces bals que toutes les séries américaines teenage dignes de ce nom ne zapperaient pour rien au monde? Ca m’a toujours fascinée. Alors pourquoi les Etats-Unis devraient-ils être les seuls à en profiter ? La France est connue pour son raffinement, donc je ne vois aucune raison qui empêcherait sa jeunesse (vous, moi…) d’y participer. Et puis, ça n'est pas comme si le plaisir n'était pas partagé. Ok, il y aura toujours quelques détracteurs qui se feront un plaisir de démonter votre idée en moins de deux, mais à côté de ça, pensez au moment où vous ferez votre entrée, du haut de l’escalier, quand vous pourrez lire la fierté dans le regard de vos parents (je sais, c’est très cliché comme situation, mais vous remarquerez que ça se passe toujours comme ça dans les films !). Les parents verront enfin leur fille porter LA robe qu’elle a passé tant de temps à chercher, leur fils passer une fleur au poignet de cette fille dont il est tombé amoureux il y a plus d’un an ! Alors franchement, même si l’angoisse de ne pas avoir de cavalier le jour J ou de n’avoir rien à se mettre pourrait l’emporter à la dernière minute (j'ai dit "pourrait" mais pour ma part, je craquerai complètement, mon maquillage se mettrait à couler,je dirai que je ne veux plus y aller…), n'empêche qu'une fois entrée dans la danse (façon de parler), je sais que je serai conquise. Parce que même si ce bal n’était pas exactement comme je l’aurais prévu, tout le monde trempe dans le même bain à ce moment-là, et c’est la seule occasion que l’on a de voir toutes les filles de son lycée, même les garçons manqués, habillées comme des princesses, et de voir les garçons laisser tomber leur orgueil pour inviter ces nouvelles bombasses à danser.

 

Et puis, c’est plutôt sympa de passer l’année à se demander à quoi ressemblera la robe dans laquelle on fera sensation. Au moins, on pense déjà à la fin des cours, et ça aide à faire passer le temps (ou pas) ! Alors, juste pour donner des idées à celles pour qui l’heure du bal n’a pas encore sonné, je vais vous dire, moi, comment je voyais la robe de mes rêves (parce que je suis une fille et qu'il m'arrive d'y penser). Pour commencer, vous devez vous immerger dans la mise en scène des élections Miss France, au moment où les 12 sélectionnées paradent en robe du soir. Cette ambiance est nécessaire pour que vous visualisiez le style de ma robe. C'est bon? J'y vais: un décolleté en V, plongeant, et dont les côtés se prolongent par deux bretelles qui n’en font plus qu’une à l’arrière de la nuque. Un dos nu. Voilà pour le haut, qui est, je précise, en soie sauvage, près du corps et descend jusqu’au-dessus des hanches. Le prolonge, une jupe recouverte de couches de tulle successives, froissées délicatement (et pas façon meringue) pour donner du volume à l’ensemble. Evasée jusqu’à terre, avec une légère asymétrie à l’arrière qui la rend plus longue, la robe de mes rêves est soit verte, soit jaune, je ne me suis jamais décidée, mais à quoi bon ? Ca n’est qu’un rêve.
 
Et c’est ici que je m’adresse à toutes les lycéennes présentes et futures : ne laissez pas passer l’occasion d’un bal si elle se présente ! 
 


Gentilles remarques

 

1. anaflore  le 07-05-2009 à 09:09:31  (site)

on reve tous d'etre princesse mais avec du recul le prince charmant c'est celui qui vous donne de l'amour kikou

2. bakazeiko_  le 13-05-2009 à 01:06:04  (site)

J'aime beaucoup t'as façon d'écrire!
Voyons montrons que les français savent aussi faire des trucs à part la cuisine xD...
en effet, mais il faudrait que ça soit légèrement différent du bal à l'américaine u_u

3. bakazeiko_  le 13-05-2009 à 01:11:55  (site)

Sans quoi dans mon lycée ils n'organisent rien de rien du coup l'idée des posts it reste d'actualiité T_T

édité le 13-05-2009 à 01:12:13

4. emes  le 14-05-2009 à 00:53:17  (site)

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édité le 14-05-2009 à 00:55:40

5. dissertation  le 08-03-2010 à 10:49:01  (site)

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